Master d’études politiques

Le Master Mention Études Politiques ouvrira à la rentrée 2018. Quatre parcours sont offerts en M1 :

2016-02-25 12.38.11Parcours 1 : Territoires et dynamiques de l’égalité

Parcours 2 : Violence et politique

Parcours 3 : Langues, catégories et figures du politique

Parcours 4 : Éthique, normes et responsabilité

Description des enseignements offerts aux étudiants en échange international

Type Bloc Cours Descriptif Semestre
Tronc commun Fondamental Politique de l’étranger Adoptant une démarche pluridisciplinaire (historique, sociologique, juridique mais aussi littéraire), ce cours étudie tout d’abord les différentes catégorisations de l’étranger et du national, variables selon les supports discursifs et disciplinaires. Il s’agit de comprendre comment la figure de l’étranger a émergé comme un « problème » public et politique, suscitant des politiques publiques spécifiques (droit de la nationalité, politiques d’immigration, d’asile, etc…) et des actions collectives. 1
Tronc commun Fondamental Après la guerre Le passage de la paix à la guerre ne s’effectue jamais aisément, ni par le dépôt des armes, ni par la voie juridique, ni par la voie politique. Une nouvelle temporalité politique a vu le jour, qui ouvre une parenthèse entre la violence collective organisée et la paix retrouvée : ce moment de transition ne se réduit pas aux théories de state-building, il ne se résume pas non plus aux justices d’après-guerre pourtant en cours d’expérimentation ; le jus post bellum ne consiste pas seulement en des mesures judiciaires ou pénales. Il convient de convoquer toutes les ressources possibles pour comprendre ce nouveau moment d’élaboration politique, effacement social de la crise, refondation contractuelle, amnistie, sortie de l’état de nature, invention de la démocratie… 1
Tronc commun Fondamental Causes et mobilisations Cet enseignement explore la dynamique des mobilisations politiques et les activités qui concourent à la constitution de « causes publiques », intéressant différents groupes d’acteurs (politiques, médiatiques, judiciaires, « victimes », groupes d’intérêts divers, etc.). Diverses configurations historiques et situations locales sont examinées comparativement. 1
Spécialité Parcours 1 Exclusion/Ségrégation Ce cours interroge et compare les concepts d’exclusion et de ségrégation utilisés dans les sciences sociales pour décrire et analyser des phénomènes d’inégalité. La notion d’exclusion permet de mettre l’accent sur l’expérience vécue par les individus exclus, dans leurs relations avec les inclus (en croisant ainsi la sociologie de la déviance). L’étude des ségrégations permets de comprendre des phénomènes de séparation entre groupes, le plus souvent avec une dimension spatiale. Une attention particulière sera accordée à la question des ségrégations raciales, passées ou contemporaines, en étudiant en particulier les dispositifs juridiques ou politiques qui les ont organisées. 1
Spécialité Parcours 1 Responsabilité dans les arènes de justice Ce cours entend étudier de manière sociologique et théorique les imputations de responsabilité dans différentes arènes de justice, judiciaires, administratives, citoyennes et à différentes échelles, locales, nationales et internationales. Il s’agit de se détacher d’une approche exclusivement juridique ou institutionnelle des questions de responsabilité et d’étendre les conceptions de l’action orientée vers des critères de justice. Un lien apparaît entre les constructions sociales de la responsabilité et le choix effectué entre différentes normes de justice. 1
Spécialité Parcours 1 Logiques de discrimination Ce cours étudie la façon dont la thématique de la discrimination est apparue dans les sciences sociales françaises à partir des années 1980, avant de devenir une catégorie du vocabulaire courant et l’objet d’une législation spécifique (intégration du délit dans le nouveau code pénal, création d’une institution spécifique, la HALDE, pour lutter contre les discriminations). On s’interroge ensuite sur les mécanismes sociaux et politiques de discrimination en France et à l’étranger, tels qu’ils sont décrits dans la tradition sociologique. Le cours se penchera ensuite sur la question de la « discrimination positive », les controverses qui existent autour de cette questions et les comparaisons internationales entre dispositifs appartenant à ce registre d’action publique. 1
Spécialité Parcours 1 Le travail comme question politique Dans le cadre de ce cours, la question du travail est explorée dans ses dimensions politiques. On étudie différentes traditions analytiques, de celles qui ont mis le travail au cœur des rapports de domination à celles qui articulent les phénomènes de professionnalisation aux modes contemporains de gouvernement. On s’interroge sur les modes de domination, sur les nouvelles formes d’exploitation et sur les politiques publiques ayant pour objet le monde du travail et sa régulation. La question des inégalités dans le travail fera l’objet d’une attention particulière. 1
Spécialité Parcours 1 Les relations Nord-Sud Ce cours propose d’étudier la manière dont se sont structurées des relations asymétriques entre pays du nord et du sud, en analysant à la fois les catégories employées pour rendre compte de ces inégalités (« tiers-monde », « sous-développement »), les savoirs différents qui sont mobilisés (économie, relations internationales, études postcoloniales) et en prêtant attention à leurs reconfigurations les plus récentes (émergence de la Chine, de l’Inde, du Brésil, etc.). 1
Spécialité Parcours 2 Politiques de la mémoire Ce court sert à comprendre la naissance des politiques publiques de mémoire comme répertoire d’action publique ; les débats interdisciplinaires, notamment chez les historiens, les politistes et les sociologues, sur les politiques de mémoire comme politiques publiques ; leur positionnement à la frontière des politiques de la culture, des politiques d’éducation, des politiques économiques et financières et des politiques de relations internationales. 1
Spécialité Parcours 2 Les mobilisations par-delà les frontières L’action collective a été le plus souvent étudiée à une échelle locale ou nationale. Il existe pourtant un ensemble de mobilisations transnationales comme la lutte pour des causes mondiales comme l’environnement ou le traitement du SIDA, l’action à distance des diasporas, le mouvement altermondialiste ou, par le passé, l’internationalisme ouvrier. L’objectif du cours est de s’interroger sur les conditions de possibilité, la structuration et l’avenir de ces mobilisations et de revenir ainsi sur la catégorie floue de société civile internationale dans son rapport avec la mondialisation. 1
Spécialité Parcours 2 Justices transitionnelles L’objectif de ce cours est de comprendre le recours à la justice comme un outil de reconstruction du lien social à l’issue d’un conflit armé est devenu, avec l’expérience ouverte par les juridictions pénales internationales pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, un paradigme classique de la restauration de la paix. En partant de ce premier cadre d’analyse, développé avec les exemples des juridictions hybrides (Sierra Leone, Cambodge, Liban, etc.), le cours vise à examiner les incidences de cette instrumentalisation sur l’effectivité du recours au juge. À long terme, la transition risque en effet d’obérer le principe même du recours au juge. 1
Spécialité Parcours 2 Écritures de la violence 1 Ce qu’on appelle les écritures de la violence dans ce cours (qui comprend deux volets, le second étant situé au second semestre du master 2) doit être entendu au sens large : ce sont à la fois les écrits officiels justifiant la répression, les témoignages de victimes, les fictions autour d’épisodes de violences politiques mais ce sont aussi les pratiques de la violence politique, en particulier de masse, en tant qu’elles peuvent faire l’objet d’une analyse grammaticale. On s’interrogera au moyen de cette large entrée sur l’archive de la violence politique contemporaine, sur ses récurrences, ses variations, ses nouveautés et sur ce qu’elle peut nous apprendre dans une perspective normative de réflexion sur la diminution de la violence politique. 1
Spécialité Parcours 2 Économie politique internationale Ce cours s’intéresse aux structures de pouvoir de l’économie mondiale et aux formes de violence qu’elles entraînent dans les relations internationales et à l’intérieur des sociétés. 1
Spécialité Parcours 3 Visions des médias Ce cours passe au crible les théorisations disponibles (dans les littératures francophones et anglophones en SHS, au-delà des approches classiques de la communication) pour saisir le fonctionnement des médias, leurs transformations et les cadrages et représentations du monde social ; l’ordre politique qu’ils construisent et diffusent. On met aussi en perspective ces constructions avec les mutations du travail médiatique et des modes de production des contenus. La démarche transdisciplinaire permet ici de saisir de manière originale la contribution des médias à la fabrication des perceptions ordinaires du politique. 1
Spécialité Parcours 3 Politiques des langues Les langues ont toujours été tout à la fois un instrument, une surface d’enregistrement et un espace d’expression/illustration du pouvoir politique. La question de l’unicité ou de la pluralité des langues du politique a notamment été un enjeu non négligeable des élaborations théoriques comme des pratiques politiques. Il s’agira dans ces cours d’évaluer historiquement et pragmatiquement le fonctionnement de ces usages politiques des langues et de leurs effets. 1
Spécialité Parcours 3 NTIC et politique Contre l’illusion de la neutralité et l’évidence de la modernité des NTIC, ce cours questionne les usages politiques de ces instruments et les mutations des manières de faire de la politique et de se présenter aux citoyens/électeurs consécutives au développement des outils numériques. Ce cours adopte une perspective comparative et emprunte à différentes traditions disciplinaires. 1
Spécialité Parcours 3 CatégorisationS Ce cours porte sur la genèse et sur les usages des catégories sur lesquelles se fondent des traitements différenciés des individus ou des groupes. On sera attentif aux différents modes d’existence et aux dispositifs de stabilisation de ces catégories, aux différents espaces dans lesquels elles prennent place et qu’elles structurent (plans cognitifs, juridiques, culturels, statistiques, politiques), à leur degré de publicité ou d’institution. On s’intéressera également dans ce cours à la façon dont le travail de catégorisation peut venir à l’inverse appuyer un travail de lutte et de résistance. 1
Spécialité Parcours 3 Histoire des transformations politico-linguistiques En tant que la langue est le support mais aussi une composante de la pensée politique, les évolutions historiques de l’instrument langagier sont une des matières essentielles de la réflexion sur le politique. Il s’agira dans ces cours d’aborder tout à la fois les effets du passage d’un instrument langagier à un autre (du grec au latin, du latin aux langues vulgaires ; plus récemment l’imposition d’un anglais médian, voire « bruxellois », à prétention quasi-universelle) mais aussi les usages politiques de la langue (notamment dans l’histoire de l’éloquence) ou les mutations liées à la réflexion politique au sein d’une langue (néologismes, re-sémantisation, constructions de catégories, etc.) 1
Spécialité Parcours 4 Usages de la responsabilité Ce cours développe une approche originale de la question de la responsabilité en décryptant, sur différents terrains géographiques et historiques, les processus et les mobilisations individuelles et collectives par lesquelles des personnes, institutions ou entités sont désignées comme « responsables » de situations dommageables, d’accidents, de catastrophes ou de scandales (en matière de santé, d’environnement, de sécurité publique etc). Loin de tenir pour acquise l’existence de responsabilités « naturelles », on dissèque les opérations d’imputation à la faveur desquelles des acteurs (politiques) sont sommés de répondre (en justice ou dans l’espace public) des conséquences sociales de divers phénomènes. 1
Spécialité Parcours 4 Pratiques de la justification Ce cours propose de s’intéresser aux pratiques de justifications et aux sphères de justice qu’elles dessinent dans plusieurs situations de la vie sociale et politique, que celles-ci soient ordinaires ou qu’elles apparaissent à l’occasion de controverses publiques ou de conflits. L’enjeu est de mettre au jour le soubassement normatif plus ou moins explicite d’une partie importante des interactions politiques et sociales et de sensibiliser les étudiants au nombre limité et aux formes effectives de la justice en situation. 1
Spécialité Parcours 4 Morales et règles juridiques L’objectif de ce cours et de mettre au jour les horizons éthiques des règles juridiques et les bases morales des lois, des principes juridiques et de certains aspects les plus contemporains de la jurisprudence. 1
Spécialité Parcours 4 Éthique et politique de l’environnement L’enjeu de ce cours est de présenter les grands courants de philosophie morale et politique au sujet de l’environnement et de les mettre en perspective avec des enjeux du débat public (sur l’alimentation, le droit des animaux, l’industrie, la pollution, etc.). 1
Spécialité Parcours 4 Biopolitique et bioéthique 1 : la vie Ce cours introduit au concept de « biopolitique » et à ses fortunes multiples (en histoire, science politique, sociologie, philosophie). On traitera par ce biais les grandes questions actuelles de bioéthique : éthique médicale, manipulations génétiques… 1
Tronc commun Professionnalisation par la recherche Bibliographie spécialisée Il s’agit d’initier à la pratique de la bibliographie spécialisée et commentée, à la lecture de textes, à la revue de littérature et à la note de synthèse. Le cours passe par des moments de formation et de travaux pratiques. Une attention particulière concerne les outils informatiques contemporains pour lire des textes. 2
Tronc commun Professionnalisation par la recherche Tutorat de mémoire Le but de ce cours est de former à la production d’un mémoire en évoquant principalement les problèmes d’élaboration des hypothèses, de sélection des matériaux, de structuration de l’argument, d’écriture, les questions concernant la construction de l’objet, la délimitation de sources, la mise en place d’un protocole de recherche, l’enquête et son déroulement ayant été abordées en premier semestre dans le cours de méthodes. Le tutorat est organisé en séances thématiques qui permettent de présenter puis de discuter de travaux de recherche en cours ou de parties déjà écrites traitant de problématiques ou de sujets proches. 2
Spécialité Parcours 1 Soumission/insoumission : Why Men Don’t Rebel ? La connaissance des inégalités et l’expérience des discriminations multiples n’entraînent pas toujours, loin s’en faut, la protestation ou la révolte. Ce cours entend se pencher sur ce paradoxe et exposer les théories et les travaux empiriques permettant de mieux saisir les conditions sociales et politiques de l’insoumission à l’ordre ou à l’injustice subie. 2
Spécialité Parcours 1 Mobilités et inégalités La question traditionnelle des inégalités appartient en première analyse à une étude statique des sociétés. L’objectif de ce cours est d’interroger les inégalités depuis différentes expériences de mobilité, sociale, géographique (urbaine en particulier), transnationale, etc. Comment l’accès à ces formes de mobilités est-il distribué socialement ? À quelles conditions les expériences de mobilités permettent-elles d’infléchir ce qui peut apparaître comme une fatalité sociale ? Tel est le type de questions auxquelles nous serons amenés à répondre. 2
Spécialité Parcours 1 Parentés, famille, sexualité Les inégalités et les discriminations touchent les pratiques sexuelles ainsi que l’alliance et la filiation dont les règles et l’accès ne sont pas identiques pour tou-te-s. L’enjeu de ce cours est de restituer les débats contemporains autour de ces questions et de les mettre dans une perspective à la fois théorique et anthropologique permettant de mieux comprendre la place des règles qui font la famille dans la production des différences sociales. 2
Spécialité Parcours 1 L’État et les pauvretés Analyser les relations entre l’État et les formes de pauvreté, c’est poser d’emblée la question de la production de la richesse et de son inégale distribution. Dans cette perspective, la pauvreté n’est pas une fatalité mais le produit de rapports de production et de domination entre les groupes sociaux en lutte au sein de l’appareil d’Etat et du champ du pouvoir. Ce cours vise à présenter les dimensions économique, sociologique et philosophique de ce phénomène et contribue à le dénaturaliser. 2
Spécialité Parcours 2 Institutions internationales Ce cours présente les grandes institutions internationales et leur rôle actuel ainsi que la violence physique ou symbolique dont elles peuvent être porteuses. On s’intéressera aux organisations intergouvernementales à une échelle universelle ou régionale, voire sous régionale. 2
Spécialité Parcours 2 Violences et migrations Les conflits violents s’accompagnent de vastes mouvements de déplacement de populations qui demandent asile dans les pays occidentaux. Or le statut de réfugié, régi par le droit international ne s’accorde qu’assez difficilement avec ces expériences singulières de violence (en particulier en cas de guerre civile). Un autre aspect du cours portera sur l’expérience de la migration comme expérience de violence, notamment répressive, de la part des États du nord. 2
Spécialité Parcours 2 Représentation politique et conflit Ce cours porte sur les affrontements qui ont historiquement ou plus récemment, en France et ailleurs, opposé différents groupes sociaux autour des dispositifs de délégation et de représentation politiques. Les enjeux tenant aux nouvelles procédures de démocratie dite participative sont questionnés, de même que la relation entre les modalités et formes de la représentation politique, d’un côté, et les espaces ouverts à la mobilisation et à l’action collective, de l’autre. 2
Spécialité Parcours 2 Théories et pratiques de la négociation Ce cours analyse à la fois les justifications et les théories de la négociation – conçue comme forme d’action spécifique sur des rapports de force sociaux, économiques ou politiques – et sa mise en pratique à travers des cas empiriques précis. Il introduit ainsi à une étude critique de cet outil typique de l’organisation politique moderne. 2
Spécialité Parcours 3 Images et politique La question des représentations visuelles du pouvoir et de la mise en image de la majesté politique est au cœur de ce cours qui explore, sur un large spectre historique, les relations entre figurations du politique (sur une pluralité de supports, de la peinture au poster de propagande, du dessin de presse à l’image mouvante des « clips politiques » etc.), image(rie) par laquelle les gouvernants se mettent en scène ou sont représentés par d’autres (pour être célébrés ou dénoncés) et croyances dans le bien-fondé de l’autorité politique. 2
Spécialité Parcours 3 Passage, transmissions, traductions La pluralité, dans le temps et dans l’espace, des langues utilisées pour dire la politique fait de la question du passage et des transmissions d’une langue à l’autre un des domaines majeurs des réflexions, voire des pratiques, politiques, depuis l’antiquité. Les enjeux de la traduction s’avèrent notamment dans cette perspective un champ important et nécessaire d’une formation en études politiques. 2
Spécialité Parcours 3 Controverses et polémiques L’analyse scientifique de controverses est un formidable point d’entrée pour saisir les prises de position et les régimes de justification des acteurs contemporains. Plusieurs techniques d’enquête sur les controverses et de méthodes de lecture de ces dernières ont été développées ces dernières années et seront présentées dans ce cours à partir d’études de cas sur des polémiques publiques et des « affaires » en cours. 2
Spécialité Parcours 3 Parole politique et performativité Ce cours propose, par l’analyse littéraire, une réflexion sur le pouvoir des mots dans leur dimension politique. On s’intéressera aux enjeux soulevés par les discours de haine, aux pratiques de censure, tant dans une perspective historique que dans une perspective comparatiste (terrains de la sexualité, des discriminations et du racisme, de la religion et du sacré), à la puissance de subversion opérée par la littérature et à sa capacité à fabriquer – par la modélisation des imaginaires – les nouveaux concepts par lesquels le politique et la morale se donnent à interpréter (ainsi des imaginaires de la Terreur, de l’invention du totalitarisme, de l’émergence du critère de dignité, ou des jugements sur la valeur des vies…) 2
Spécialité Parcours 4 Biopolitique et bioéthique 2 : le contrôle des corps Une partie des débats normatifs contemporains portent sur la liberté des corps et sur le contrôle exercé par les gouvernements sur les populations. On s’intéressera, dans une perspective de théorie critique et à partir de cas tirés de l’histoire, de la jurisprudence ou de tout autre corpus, aux protestations contre le contrôle des corps et aux nouvelles normes qu’elles envisagent de construire. 2
Spécialité Parcours 4 Éthique et politique des nouvelles technologies Le développement des nouvelles technologies n’entraîne pas qu’un accroissement de capacités. Il peut être source d’exclusions, de violences et de protestations, contre l’atteinte à la vie privée par exemple. L’objectif de ce cours est de proposer un tour d’horizon de la régulation nationale et internationale en matière de développement et d’usages des nouvelles technologies et de souligner les problèmes moraux et les solutions éthiques qui existent dans ce domaine. 2
Spécialité Parcours 4 Risques et catastrophes La confusion entre crises politiques violentes et catastrophes naturelles renvoie à des modes de gouvernance spécifiques. L’urgence, la prise de risque, la pression des circonstances concourent en effet à rapprocher, dans les analyses et dans les actes, la réaction à une crise comme à une catastrophe naturelle. S’il faut déjà comprendre pourquoi l’on nomme catastrophe un événement naturel, cela nous amène à reconsidérer l’idée même de normalité et d’ordre. Quels sont les modèles ? Comment introduire de la régularité dans l’irrégularité ? Peut-on penser en même temps le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, qui eut tant de répercussions dans la pensée politique, et les politiques d’exception qui font sortir – momentanément ? – d’un ordre considéré comme normal ? 2
Spécialité Parcours 4 Apprentissages et appropriations de la norme Ce cours examine la constitution progressive et collective, située dans le temps et l’espace, de principes normatifs réglant les activités politiques, et la manière dont ceux-ci sont transmis, inculqués (socialisation), diffusés dans différents secteurs de la société. Le cours emprunte à l’histoire, la sociologie, la philosophie, la science politique, et compare les phénomènes de (trans)formation du politiquement « normal », socialement prescrit, en différents lieux et temps. 2